Si l’on parlait un tant soit peu des petits chefs de L’ALAT
L’ALAT a eu ses chefs, certains prestigieux, mais dont parfois le prestige avait des origines extérieures à l’ALAT : des officiers ayant servi dans d’autres armes, et dont le passé était auréolé de sacrifices endurés durant la seconde guerre mondiale, ou parfois dans des camps de concentration.
Il en fut de même pour certains sous-officiers, qui avaient eu un parcours semblable, mais moins connu du fait de leur grade.
Au sein de l’ALAT après la guerre d’Indochine, une nouvelle génération s’est dévoilée durant la guerre d’Algérie, les futurs chefs de l’ALAT ont commencé à émerger, lieutenant dans un peloton ensuite commandant d’escadrille en France, apparaissent les commandants de l’ALAT, tel le Général NAVEREAU, mon Cdt d’escadrille à Baden – OOS.
Certes, mais les sous -officiers ont aussi eu leur heure de célébrité, certains provenant d’armes extérieures à l’ALAT. Parmi eux, des noms célèbres ont aussi fait la une des « INCH ALAT » et autres parutions ALAT.
Certains se sont fait une réputation en Ecole, telle celle de DAX, le « champion du petit carré » au stage moniteur, tel moniteur célèbre pour tel ou tel exercice en vol, « la patrouille de DAX », les spécialistes du vol IFR au Cannet des Maures (j’en sais quelque chose), le spécialiste du vol en jumelles de vision nocturne au LUC (LtCol. CHICAN.), beaucoup d’anciens sous-officiers. C’est une partie de l’histoire de l’ALAT qui est passée en partie sous silence, compte tenu de l’évolution de l’organisation de l’ALAT d’aujourd’hui, les pilotes étant dorénavant officiers.
Reste les mécaniciens et autres spécialistes, certains étant volants ! Pourtant, le stage mécanicien volant était confié à un adjudant-chef extrêmement compétent, qui d’ailleurs à la retraite a occupé un poste très important dans le civil. Il aurait pu être chef de cours mécanicien avec le grade à l’appui.
Malgré mes 91 ans bientôt révolus, je ne suis pas encore devenu débile, guide dans les 2 musées de L’ALAT et des Parachutistes, Je reste très au fait du devenir de ces 2 armes, n’hésitant pas à aller à DAX et effectuer 165 km pour servir de guide durant 1h30.
Je me fais un peu le porte-parole des anciens que nous sommes, malgré que nul ne me l’a demandé. Les temps ont changé, nous sommes conscients que notre statut est devenu le « Passé ». Je l’ai entendu d’un responsable ALAT, et qu’il fallait se tourner vers l’avenir. Certes nous ne sommes pas devenus stériles, cela est évident. Mais mettre de côté le passé est une erreur, car il revient au galop. Il suffit d’écouter les informations, l’armée cherche des volontaires, il suffit de nous donner des Puma ou des Gazelle et elle aura des escadrilles supplémentaires avec des équipages compétents ! Elles seront tout aussi efficaces que des Tigre ou des Caiman. C’est à peine exagéré !!
Pas besoin de stages de reconduction, nous sommes qualifiés dans ce domaine, puisque nous avons formé les instructeurs de la nouvelle génération. Et poursuivi ce métier dans le civil pour certains. A quand une Garde Nationale en France comme aux Etats Unis ! Où sont donc partis les pilotes et mécaniciens anciens de l’ALAT, dans la sécurité civile et autres compagnies d’hélicoptères. Pourquoi sont-ils partis. « That is the question «
Où partiront ceux d’aujourd’hui « That is the question ».
En réponse à la personne qui parlait du passé, qu’il soit certain qu’il y a encore des anciens qui se préoccupent de l’avenir de l’ALAT.
Et qui y participent activement.
A. FARRUGIA



